Panier

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Magnet "Floresca Guépin"
Détail
2,80 €
Disdéri, Eugène-Adolphe
5.5 x 8 cm
Magnétique
© Musée d’Orsay, Paris (c) RMN, G. Ojéda

Les ouvroirs connurent un véritable succès, mais à Nantes, l’accès des filles à l’enseignement fut particulièrement facilité par l’ouverture de deux établissements pionniers : l’« atelier-école » créé à l’initiative d’Ange Guépin, en 1869, pour l’enseignement professionnel, puis, en 1882, le lycée de jeunes filles (le futur lycée Guist’hau). L’un comme l’autre se distinguèrent par la grande qualité des enseignements
dispensés. Dans l’atelier-école, les jeunes filles recevaient un enseignement général, mais aussi technique et professionnel. L’initiative était remarquable par l’approche moderne qui consistait à développer un enseignement professionnel pour les femmes, prenant modèle
sur la première école professionnelle de jeunes filles, créée à Paris en 1862, à l’initiative d’Élisa Lemonnier.
L’épouse d’Ange Guépin, Floresca, très impliquée dans la vie de l’école, écrivit vers 1870 : « nous nous sommes donné pour mission de former partout où nous le pourrions des mères de famille intelligentes, des ouvrières capables de fournir au commerce des employées et à l’enseignement des institutrices sachant diriger les travaux manuels ». Elle maintint l’école à flot pendant dix ans après la mort de son époux en 1873, et n’en quitta la direction qu’en 1882.